Vatican - Quand l'évêque de Rome parle à son diocèse, nous devrions l’écouter. - LCI 17 mai 2019

When the bishop of rome speaks to his dioceseWhen the bishop of rome speaks to his diocese

 

Quand l'évêque de Rome parle à son diocèse, nous devrions l’écouter.

La dernière allocution du pape François à l'assemblée diocésaine de Rome n'a pas fait beaucoup de gros titres. Mais cela aurait dû. Et voici pourquoi.

 

Robert Mickens, Rome, Cité du Vatican

17 mai 2019

 

La plupart des gens qui suivent la vie de l'Église catholique se souviendront du 13 mars 2013.

Ce soir-là à Rome un cardinal jésuite argentin, Jorge Mario Bergoglio, est apparu sur le balcon central de la basilique Saint-Pierre vêtu de blanc. Il était le pape nouvellement élu et avait pris le nom de François.

"Vous savez que le conclave devait donner à Rome un évêque. Il semble que mes frères cardinaux soient allés jusqu'au bout de la terre pour en trouver un", a-t-il déclaré dans ses tout premiers mots à l'Eglise et au monde.

"Tout d'abord, je voudrais prier pour notre Evêque émérite, Benoît XVI", a déclaré le nouveau pape. "Prions ensemble pour lui, afin que le Seigneur le bénisse et que Marie le garde," a poursuivi François.

Puis il a dit : "Maintenant, nous entreprenons le voyage -Evêque et peuple ensemble- le voyage de l'Église de Rome, qui préside à la charité pour toutes les Églises. Un voyage de fraternité, d'amour et de confiance entre nous."

 

Le premier et le plus important titre

De nombreux commentateurs ont beaucoup parlé du fait que le pape François se soit immédiatement identifié comme "Evêque de Rome".

Ils l’ont mal interprété comme un acte d'humilité, affirmant que le nouveau pape ne pensait qu’à lui-même, utilisant son titre le plus humble.

Ce n'est pas le plus humble. Il s’agit du premier et du plus important des huit titres officiels actuellement attribués à l’homme auquel nous nous adressons en tant que Pape, Sainteté ou Saint-Père.

Les sept autres titres, qui figurent officiellement dans l'Annuario Pontificio, sont les suivants :

- Vicaire de Jésus-Christ

- Successeur du Prince des Apôtres

- Pontife Suprême de l'Eglise Universelle

- Primat d'Italie

- Archevêque et métropolite de la province romaine

- Souverain de la cité du Vatican

- Serviteur des Serviteurs de Dieu

Ce sont les titres du pape pour une seule et unique raison. C'est parce qu'il est l'évêque de Rome, pasteur de l'Église "qui préside à la charité pour toutes les Eglises".

François n'était pas le premier nouveau pape à le reconnaître le jour de son élection. En fait, il ne faisait que répéter, presque textuellement, les paroles de l'homme élu plus de 34 ans avant lui.

"Les plus éminents cardinaux ont nommé un nouvel évêque de Rome. Ils l'ont appelé d'un pays lointain", a déclaré le polonais Karol Wojtyla, le 16 octobre 1978. Prenant le nom de Jean-Paul II il fut le premier pape à s'adresser à la foule lors de la cérémonie de présentation qui suit immédiatement le conclave.

Joseph Ratzinger de Bavière fut le deuxième. Mais dans ses très brèves remarques, le 19 avril 2005, le nouvel élu Benoît XVI n'a fait aucune mention des titres. Au lieu de cela, il a dit :

"Après le grand pape Jean-Paul II, les cardinaux m'ont élu, un simple et humble ouvrier dans la vigne du Seigneur."

 

Plus qu'un titre

Benoît a manifesté son respect pour le titre et le rôle de l'évêque de Rome d'une autre manière. Cet homme très conscient de l’importance des symboles, a rompu avec une coutume de longue date et a retiré la tiare (triple couronne) de ses armoiries papales et l’a remplacée par une mitre d’évêque.

D'autres papes ont souligné l'importance du titre à bien d'autres égards. Par exemple, le pape Paul VI a signé de cette manière tous les documents du Concile Vatican II : "Ego Paulus, Catholicae Ecclesiae episcopus" (Moi, Paul, évêque de l'Église catholique). Cela visait à démontrer que l'Evêque de Rome est membre de tout le collège des évêques et non un super-évêque séparé des autres ou leur étant supérieur.

Le pape Paul (et les papes après lui) se rendait régulièrement dans des paroisses, des hôpitaux, des prisons et autres instituts du diocèse de Rome. C'était une ancienne pratique pastorale tombée en désuétude. Mais ce n'est pas Paul qui l'a relancée. C'est Angelo Roncalli, qui a été élu en 1958 et qui a choisi de s'appeler Jean, car c'est le nom de la cathédrale de Rome, Saint Jean de Latran.

Jean XXIII a pris son rôle d'Evêque de Rome très au sérieux. Il s'est personnellement impliqué dans les affaires relatives au diocèse, comme les papes ne l'avaient pas fait depuis des centaines d'années. L'une des premières choses qu'il ait faites a été de convoquer un synode diocésain, qu'il a façonné et suivi de très près.

Il avait également lancé un projet de rénovation des appartements papaux et des bureaux administratifs du palais du Latran dans le but, selon la rumeur, de déménager sa résidence et la curie romaine à côté de la cathédrale.

Son secrétaire personnel, le regretté cardinal Loris Capovilla, avait révélé quelques années avant sa mort en 2016 que le bon pape Jean désirait ardemment que son dernier lieu de repos soit à Saint-Jean de Latran.

Le cardinal a déclaré qu’il avait laissé une note manuscrite datant de 1962, indiquant qu'il avait "accepté" d’être enterré dans la crypte de la basilique Saint-Pierre. Mais Capovilla a déclaré que le pape, décédé un an plus tard, avait exprimé l’espoir que, par "un acte de charité et une œuvre de miséricorde", ses restes seraient finalement transférés au Latran.

Jean XXIII pensait évidemment qu'il était plus approprié qu'un évêque soit enseveli dans sa cathédrale.

 

François, évêque de Rome

Dans une longue préface à sa visite à Saint Jean de Latran, le 9 mai, le pape François a prononcé un discours important mais quelque peu négligé, devant l’assemblée diocésaine de Rome. Malheureusement, le Vatican n'a pas encore mis à disposition une traduction de l'italien d'origine.

C'est dommage car ce fut là un de ces discours où le pape a parlé librement et prophétiquement de sa vision d’une Église missionnaire renouvelée.

Tout d'abord, il a écouté plusieurs personnes impliquées dans le travail pastoral du diocèse de Rome. Il a pris des notes au fur et à mesure qu'elles lui ont parlé des nombreux problèmes difficiles auxquels sont confrontés les habitants du diocèse.

Puis, après qu’elles se soient exprimées, il a prit la parole.

Les paroles de François, pour la plupart non écrites, ont probablement dérangé plus que quelques personnes de l'assemblée (et au-delà), en particulier celles qui sont des clercs professionnels et organisateurs efficaces.

"La première tentation à laquelle on doit faire face après avoir entendu parler de tant de difficultés, de problèmes et de choses à faire, est de dire : 'Il faut réparer la cité, réparer le diocèse, tout corriger, tout mettre en ordre", a-t- dit.

Il a ajouté que cela serait trop direct et ne conduirait qu'à contraindre les personnes et les cœurs. "Les choses seraient réglées et nous aurions mis de l'ordre dans le musée, le musée ecclésiastique de la ville, et tout serait au carré".

Mais pour François ce serait le "plus grand péché de mondanité et d'anti-évangélisme". Au contraire, a-t-il dit, les membres de l'Église doivent faire face à la situation de la ville, des jeunes, des personnes âgées et des familles, plutôt que d'essayer de contraindre pour régler les problèmes.

François a utilisé le mot squilibrio, qui peut avoir la folie comme autre signification que le déséquilibre.

"Nous ne pouvons pas faire quelque chose de bon et d'évangélique si nous avons peur de la folie. Nous devons la prendre entre nos mains : c'est ce que le Seigneur nous dit, car l'Evangile - je pense que vous comprendrez ceci - est un « enseignement fou » ".

"Prenez les Béatitudes : elles méritent un prix Nobel de folie ! C'est ça l'Evangile ! "

 

La dictature du fonctionnalisme

Le pape François a déclaré que le penchant de beaucoup de prêtres et d'acteurs de l'Église à faire que tout fonctionne plutôt que d’accepter les déséquilibres conduit souvent à ce qu'il a appelé la "dictature du fonctionnalisme", qu'il a également qualifiée de cléricalisme.

Un diocèse italien, qu'il a refusé de nommer par charité, est tombé dans le piège du fonctionnalisme.

"Il y a un département pour ceci, pour cela et pour tout ; chaque département a quatre, cinq ou six spécialistes qui étudient les choses… Ce diocèse a plus d'employés que le Vatican ! Et chaque jour ce diocèse s'éloigne de Jésus-Christ parce qu'il a commencé à adorer la perfection, pas la perfection de la beauté, mais celle de l’efficacité ", a déclaré le pape.

Tout le monde dans la cathédrale avait une assez bonne idée de quel diocèse il parlait. Ce devait être Milan sous la direction du cardinal Angelo Scola, récemment retraité.

Dernier finaliste avec François dans le dernier conclave, Scola est célèbre pour avoir été un évêque à poigne qui a dépensé beaucoup d’argent pour tenter de faire revivre d’anciennes structures, mettant en place de nombreux nouveaux comités et instituts de recherche.

François a déclaré que cette forme de fonctionnalisme est une "nouvelle colonisation idéologique qui tente de convaincre les gens que l'Evangile est un type de sagesse ou de doctrine, mais pas un acte de foi ou un kérygme".

"Nombreux sont ceux qui laissent derrière eux le kérygme, inventant des synodes et des contre-synodes ... qui ne sont pas vraiment des synodes, mais juste des comités de correction. Pourquoi? Parce qu'un synode a besoin de la présence du Saint-Esprit, et que le Saint-Esprit lance la balle et fait du neuf ".

Pour entendre les cris du peuple diocésain, François a déclaré qu'il ne suffisait pas de "vivre avec des idées, des projets pastoraux et des solutions toutes faites" mais que "Nous devions vivre avec le cœur."

Il y avait beaucoup d'autres choses importantes que l'évêque de Rome a dites à son peuple. L'une d'elles était qu'il y avait deux textes très importants sur lesquels il devait méditer et qu’il devait mettre en pratique : le discours qu'il a prononcé à Florence en 2015 lors de la cinquième convention nationale de l'Église italienne et son exhortation apostolique de 2013 Evangelii Gaudium.

"C’est le programme pour l'Église italienne et pour l'Église de Rome", a-t-il déclaré à propos de ces deux textes.

Ce que François a écrit dans son discours de Florence, ainsi que dans Evangelii Gaudium, est en réalité valable pour toutes les Eglises.

Lorsque l'évêque de Rome s'adresse à son diocèse, il dit souvent des choses qui peuvent s'appliquer aux catholiques du monde entier. Dans ce cas le message visait tous ceux qui sont tentés par le cléricalisme.

 

 

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When the Bishop of Rome speaks to his diocese, people should listen

Pope Francis' most recent address to Rome's diocesan assembly did not make many headlines. But it should have. And here's why.

Robert Mickens, Rome, Vatican City

May 17, 2019

Most people who follow the happenings of the Catholic Church will vividly remember this date: March 13, 2013.

It was on that evening in Rome that a Jesuit cardinal from Argentina named Jorge Mario Bergoglio appeared on the central balcony of St. Peter's Basilica dressed in white. He was the newly elected pope and had taken the name Francis.

"You know that it was the duty of the conclave to give Rome a bishop. It seems that my brother cardinals have gone to the ends of the earth to get one," he said in his very first words to the Church and the world.

"First of all, I would like to offer a prayer for our Bishop Emeritus, Benedict XVI," the new pope said. "Let us pray together for him, that the Lord may bless him and that Our Lady may keep him," Francis continued.

And then he said: "And now, we take up this journey: Bishop and People – this journey of the Church of Rome, which presides in charity over all the Churches. A journey of fraternity, love and trust among us."

The first and most important title

Many commentators made much about the fact that Pope Francis identified himself immediately as "Bishop of Rome."

They misinterpreted this as an act of humility, saying the new pope referred to himself by using his most humble title.

In fact, Bishop of Rome is not the most humble. It is the first and most important of the eight official titles currently accorded to the man we address as Pope, Your Holiness or Holy Father.

The other seven titles, which are officially listed in the Annuario Pontificio, are the following:

- Vicar of Jesus Christ

- Successor of the Prince of the Apostles

- Supreme Pontiff of the Universal Church

- Primate of Italy

- Archbishop and Metropolitan of the Roman Province

- Sovereign of Vatican City State

- Servant of the Servants of God

These are the titles of the pope for one reason and one reason alone. It is because he is the Bishop of Rome, pastor of the Church "which presides in charity over all the Churches."

Francis was not the first new pope to acknowledge this on the day of his election. In fact, he was only repeating, almost verbatim, the words of the man elected more than 34 years before him.

"The most eminent cardinals have named a new Bishop of Rome. They've called him from a far away land," said the Karol Wojtyla of Poland on Oct. 16, 1978. Taking the name John Paul II, he was the first pope ever to address the crowds at the presentation ceremony immediately following the conclave.

Joseph Ratzinger of Bavaria was the second. But in his very brief remarks – on April 19, 2005 – the newly elected Benedict XVI made no mention of titles. Instead, he said:

"After the great Pope John Paul II, the cardinals have elected me, a simple and humble laborer in the vineyard of the Lord."

More than just a title

Benedict showed his reverence for the title and role of the Bishop of Rome in other ways. A man very much aware of the importance of symbols, he broke with longstanding custom and removed the tiara (triple crown) from his papal coat of arms and replaced it with a bishop's miter.

Other popes emphasized the importance of the title in still other ways. For instance, Pope Paul VI signed all the documents of Second Vatican Council this way: "Ego Paulus, Catholicae Ecclesiae episcopus" (I, Paul, bishop of the Catholic Church). This was to demonstrate that the Bishop of Rome is a member of the entire college of bishops and not some super-bishop that is separated or above the others.

Pope Paul (and popes since him) also made regular visits to parishes, hospitals, prisons and other institutes within the Diocese of Rome. This was an ancient pastoral practice that had fallen into disuse. But it wasn't Paul who revived it. It was Angelo Roncalli, who was elected in 1958 and chose to be called John because that is the name of Rome's cathedral, St. John Lateran.

John took his role as Bishop of Rome extremely seriously. He become personally involved in matters pertaining to the diocese in ways popes had not done for hundreds of years. One of the first things he did was call a diocesan synod, which he shaped and followed very closely.

He also began a project to refurbish the papal apartments and administrative offices in the Lateran Palace with the intention, says an urban legend, to move his residence and the Roman Curia there next to the cathedral.

His personal secretary, the late Cardinal Loris Capovilla, revealed just a few years before he died in 2016 that Good Pope John had a burning desire that his final resting place would be in St. John Lateran.

The cardinal said John left a hand-written note from 1962, saying he had "accepted" that initially he would be entombed in the crypt at St. Peter's Basilica. But Capovilla said the pope, who died a year later, expressed the hope that by "an act of charity and the work of mercy" his remains would eventually be moved to the Lateran.

John obviously believed it was most fitting for a bishop to be entombed in his cathedral.

Francis, Bishop of Rome

This is all a rather long preface to the May 9 visit Pope Francis made to St. John Lateran, where he gave an important – but somewhat overlooked – address to Rome's diocesan assembly. Unfortunately, the Vatican has not yet made available any translations from the original Italian.

It really is a pity. Because this was another one of those talks where the pope spoke freely and prophetically about his vision for a renewed, missionary Church.

First, he listened to several people involved with pastoral work in the Diocese of Rome. He took notes as they told him about the many difficult issues and problems people of the diocese are facing.

Then, after the people spoke, it was the bishop's turn.

Francis' words, which were mostly unscripted, probably upset more than a few people in the assembly (and further afield) – especially those who are "professional" clerics and efficient organizers.

"The first temptation one can face after hearing about so many difficulties, so many problems and so many things that are lacking is to say: 'No, we must fix the city, fix the diocese, put everything right, get it all in order,'" he said.

But he said this was too inward-looking and would only lead to "domesticating" people and their hearts. "Yes, things would be fixed and we will have tidied up the 'museum,' the ecclesiastical museum of the city, everything will be squared away," he said.

But Francis warned that this would be the "greatest sin of worldliness" and "anti-evangelicalism." Rather, he said, people of the Church needed to deal with "disequilibrium" present in the city, in young people, the elderly and in families, rather than try to "domesticate" or tidy up the problems.

Francis used the word squilibrio, which can have other meanings besides disequilibrium – such as insanity or craziness.

"We cannot do something good and evangelical if we are afraid of the squilibrio. We must take it in our hands: that's what the Lord tells us, because the Gospel – I think you'll understand this – is 'crazy teaching' (dottrina squilibrata)," he said.

"Take the Beatitudes: they merit a Nobel Prize for craziness! That's how the Gospel is!" he exclaimed.

The dictatorship of functionalism

Pope Francis said the penchant that many priests and Church workers have to try to "fix things" rather than embrace the imbalances often leads to something he called the "dictatorship of functionalism," which he also said is a form of clericalism.

He said there's a diocese in Italy – which, "out of charity," he refused to name – that had fallen into the trap of functionalism.

"There is a department for this, that and the other thing; and each department has four, five or six specialists that study things… That diocese has more employees than the Vatican! And each day that diocese strays further away from Jesus Christ because it has begun to worship 'harmony'; not the harmony of beauty, but of functional worldliness," the pope said.

Everyone in the cathedral had a pretty good idea which Italian diocese he was talking about. It sure seemed to be Milan under the direction of the recently retired Cardinal Angelo Scola.

Runner-up to Francis in the last conclave, Scola is famous for having been a bricks-and-mortar bishop who spent a lot of cash on trying to revive old structures and setting up lots of new committees and research institutes.

But Francis said this form of functionalism is a "new ideological colonization that tries to convince people that the Gospel is a type of wisdom or doctrine, but not a proclamation or kerygma."

"And there are many who leave behind the kerygma, inventing synods and counter-synods… which are not really synods at all, but just 'fixes.' Why? Because a synod requires the presences of the Holy Spirit; and the Holy Spirits kicks over the table and starts all over," he said.

Francis said in order to really listen to the cry of the people of the diocese it's not enough to "live with ideas, pastoral plans and pre-established solutions." Instead, he said, "We must live with the heart."

There were many other important things the Bishop of Rome told his people. One of them was that there are two very important texts that they should mediate on and put in practice: the speech he gave in Florence in 2015 during the Fifth National Convention of the Italian Church and his 2013 apostolic exhortation, Evangelii Gaudium.

"Here is the plan for the Church in Italy and the plan for the Church of Rome," he said of the two texts.

But what Francis spelled out in his address in Florence, as well as in Evangelii Gaudium, is actually valid for Churches in every place.

When the Bishop of Rome speaks to his diocese, he often says things that can be applied to Catholics in other parts of the world, too. In this most recent case, the message was aimed at those everywhere who are tempted by functionalism.

 

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Date de dernière mise à jour : 13/06/2019